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Veronika et Aimée Thonon
Veronika Dorobisz (née Vanhoucke) est une pianiste belge néerlandophone, aux origines polonaises.
Elle vit à Lille avec son mari le  compositeur :  Patrick Dorobisz  et est née à
Ostende en Belgique.
Elle a pris ses premières leçons de piano à l'âge de 5 ans avec Aimée Thonon et a été découverte avec un talent exceptionnel.
3 ans plus tard elle gagnait son premier concours.
Veronika et Aimée Thonon
 
D'autres suivirent dont le Bach piano competition, Cantabile, Prix E.Durlet, Jeunes solistes RTBF et aussi le prix des Flandres d'Est.
À la même époque elle est admise dans la chorale de l’institut Thonon qui donnera des concerts dans toute l’Europe. Veronika deviendra la chanteuse soliste.




  
Veronika Dorobisz
Photo : © Patrick Dorobisz
Veronika Vanhoucke - Dorobisz à 12 ans
Portrait de Pianiste
En 1996, Veronika est admise  au conservatoire Royal de Gand.
En 1997 elle suit une masterclass avec le pianiste suisse Pierre Sublet sur P.Boulez, J.Cage, M.Feldman et G.Crumb.

En 2002, elle a obtenu son master de piano, son agrégation et son certificat d’aptitudes aux nouvelles technologies.
Elle s'est singularisée en jouant notamment les œuvres de John Cage.

Elle a eu le privilège d'étudier le piano avec Claude Coppens et la musique de chambre avec Marcel Lequeux.
Classe d'analyse avec Filip Rathé (Spectra Ensemble) et Geert D'hondt
C'est à ce moment qu'elle a développé sa passion pour la musique contemporaine.

“ La musique contemporaine s’est imposée à moi tout naturellement, car j’étais familiarisée depuis mon enfance à l’art contemporain, et aux théories de ses artistes.
Lorsque je prenais mes cours de piano Chez aimée Thonon, je devais traverser l’atelier de peinture de son mari, qui était Anton Diez un peintre cubiste.
Il m’expliquait ce qu’il faisait, alors que j’avais 7 ou 8 ans…
J’avais la chance aussi d’avoir aussi un père collectionneur d’oeuvres d’art et j’étais souvent en contact avec des artistes.
Mon père m’expliquait les oeuvres qu’il achetait.
 
Je n’allais jamais en vacances à la mer avec mes parents, puisque j’y habitais déjà, donc nous allions aux concerts,  à Vienne, à New-York (Carnegie Hall, Met..)…et naturellement nous avons visité les galeries de nombreux pays et les plus grands musées du monde “. (Berlin, Bangkok, New-York,Shangai, Paris…etc.)
Je passais des journées entières  à la librairie  de l’universite Juliards pour découvrir et acheter des partitions que l’on ne trouvait pas en Europe.

La musique contemporaine s’est donc imposée à moi suite à ma passion
pour l’art.
Et si je vis avec un compositeur qui est aussi artiste, avec une démarche artistique aussi singulière, ce n’est pas pour rien !
Je ne pouvais pas rêver mieux que de rencontrer un compositeur
qui soit aussi artiste.

Depuis l'âge de 8 ans, Veronique a donné de nombreux concerts en tant que soliste et également avec des orchestres ou des choeurs, en Belgique, Italie, Russie, Hongrie, Bulgarie, Allemagne et en France.

“À l’âge de 10 ans, c’est très impressionnant de descendre de l’avion en URSS, d’être escortée par la milice soviétique, de griller les feux rouges pour aller jouer à la TV de Moscou”.

De nombreux concerts ont été enregistrés pour la radio et la TV.
À l’age de 15 ans elle se produit au Vatican et est reçue par le pape.

En 1999 elle rencontre le compositeur Lucien Goethals, directeur de l’Institut de Psychoacoustique et de musique électronique de Gand, et suit des cours d’électro-acoustique avec le compositeur Patrick Dorobisz (son futur mari).

En 2003 elle suit une masterclass en allemagne auprès du compositeur Mauricio Kagel.
Pendant plusieurs années, Veronika a eu le privilège d'être membre du jury du concours "Jonge solisten aan zee", qui a été créée à l'initiative de son père dans
son propre théâtre.

Veronika se particularise par son investissement dans la musique de notre temps et par un jeu instrumental qui combine technique pianistique et poésie musicale.

“On dit souvent que la musique des pays de l’est se caractérise par l’âme slave, comme pour la littérature d’ailleurs.
Comme j’ai des origines Polonaises, c’est sans doute pour cette raison que j’essaye de révéler l’univers sensible d’une musique.
J’essaye de lui donner une autre dimension, un peu de cette âme slave
qui est en moi.
Je ne veux surtout pas jouer comme un ordinateur…
Le texte musical reste une priorité, certes, mais un compositeur ne peut pas tout écrire dans sa partition concernant l’interprétation,
j’en sais quelque chose ! “
Pour travailer en permanence avec mon mari, qui a pourtant une exigeance folle concernant le respect du texte avec ses rythmes si compliqués, il a parfois des doutes concernant l’interprétation…
Et c’est à moi de lui faire des propositions.
Ces échanges entre le compositeur et l’interprète me font évoluer aussi.


En étant au coeur de la démarche artistique de Patrick, Veronika travaille la transversalité des arts et cherche avec lui, de nouvelles voies pour le piano avec les nouvelles technologies.
Passionnée par l'art contemporain, elle participe activement avec son mari à des happenings, des performances, des photos comme modèle et contribue aux scénarios de ses video art.

“ Au conservatoire Royal de Gand, j’ai choisi l’option : Nouvelles technologies. J’étais la seule…
Je me disais que j’irai encore plus loin dans le piano si je maîtrisais toutes les technologies qui pourraient étendre le spectre sonore du piano
et le jeu instrumental.
Pendant 3 ans, j’ai étudié le midi,  le temps réel, les différents types de synthèse et tous les aspects d’un studio d’enregistrement”.

Complice créative au sein de leur couple, Veronika est spécialisée dans l'exécution de ses œuvres et est dédicataires de celles-ci.

Comme elle se plaît à le dire:

" notre très forte relation personnelle, le feeling que j'éprouve, m'a permis de me dépasser et de découvrir de nouveaux champs d'interprétation ."
Toucher la création musicale à travers un compositeur comme Patrick, voir l'œuvre se fabriquer au jour le jour, assister à sa naissance, partager ses doutes au petit matin,  ou encore être la première informée de l'un de ses nouveaux projets, est une chance inouïe pour un interprète.

Cela m'a aussi permis de repenser l'approche que j'avais jusqu'alors, en abordant une nouvelle partition et d'être encore plus au service de l'œuvre pour faire rimer exactement, interprétation et création
tout en ajoutant ma sensibilité».


Avec le charme qui la caractérise et son look sexy, qu’elle revendique comme étant une part de son éternel côté rebel, Veronika nous invite à découvrir à chaque fois un nouveau voyage musical, rempli de rêves, d'émotions, de couleurs, de créativité, guidé par une très grande maîtrise pianistique et un jeu sensuel qui apportent aux œuvres une intensité spécifique.

“ je ne m’efface pas derrière la musique en étant toute de noire vêtue comme tous les musiciens classiques. Je suis au service de la musique et pour être au service de la musique il faut que je me sente bien dans mon corps avec mes tenues, car je joue avec mon corps la musique.
Je rentre en vibration avec elle.
Mon look ne regarde que moi, il fait partie de ma vie d’artiste même dans le monde musical classique.
Si la non féminité s’est érigée en norme, surtout en France, pour être conforme à une standardisation du monde et à sa morale,
je ne la respecte pas.

C’est une nécessité qui me poursuit depuis l’âge de mes 18 ans, dès l’instant où j’ai compris que je ne serai jamais comme tout le monde.
La musique, surtout la musique contemporaine, et le son comme dirait John Cage, m’ont  montré les chemins de la liberté.

Lorsque j’aborde une nouvelle partition, il faut qu’elle entre en moi.
Il faut que je la sente vibrer au plus profond de moi-même.
Si ce n’est pas le cas, je ne la joue pas ou alors je la joue comme une obligation, un travail quelconque de musicien de studio, ou d’orchestre.

La musique n’est pas qu’aux bouts de mes doigts, elle doit avant tout me parler et résonner, vibrer en moi.
J’ai à la fois une approche très sexuelle et très romantique.
C’est contradictoire, quoique….mais il faut qu’il y ait
cette démesure en moi.
Je suis Germanique et slave.
Comme dirait Nietszche dans la généalogie de la morale,
 c’est l’hubris qui parle en moi.