[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[Web Creator] [LMSOFT]
1    2    3    4
Home       Biography        List       Cds      Video      TxT      Photos       Contact    

                              Events
compositeur peintre minimaliste Patrick Dorobisz - Computer music, Experimental Music, Minimalist music, New contemporary music; minimal art, biographie
Patrick Dorobisz

Patrick Dorobisz est un compositeur et un artiste plasticien Français, dont la démarche artistique s’inscrit dans l’interdisciplinarité et les nouvelles technologies.

Il est né le 25 mai 1955 dans une petite ville du Nord de la France, d’un père Polonais et d’une mère Lithuanienne.Il vit à Lille avec son épouse, la pianiste Belge Néerlandophone Veronika Dorobisz-Vanhoucke.

- En 1975 il est nommé professeur d’arts plastiques à l’Éducation Nationale.
- En 1976 il obtient son diplôme national des Beaux-Arts.
- En 1983 il est admis à l’Institut de Psychoacoustique et de Musique Électronique de Gand en Belgique.
- Il travaillera sous la direction des compositeurs : Lucien Goethals et José Berghmans.
- En 1985 il obtient le prix international de musique électro-acoustique au festival de Bourges. (242 compositeurs    et 36 pays représentés)
- En 1987 il obtient à Santiago du Chili, un prix international pour sa vidéo art : «Les Échos Du Silence».

Il est l’auteur de nombreuses pièces pour solistes, musique de chambre, orchestre où il mixe écriture instrumentale et nouvelles technologies. Parallèlement Il poursuit une carrière d’artiste plasticien.

Refusant de se conformer aux dogmes théoriques d’une musique que se veut contemporaine, il développe au début des années 70, sa propre idée de la musique qui prend ses sources dans la musique répétitive, l’électro-acoustique et l’art.

« Je ne suis pas du genre à me modeler sur des idées que je trouve autocratiques, au nom d’une modernité contemporaine que je trouve obsolète, surtout en ce qui concerne la création musicale.

L’homogénéisation du monde, sa globalisation, a eu pour conséquence d’uniformiser la musique contemporaine et l’art. Depuis toujours je m’en suis tenu à l’écart. J’ai choisi les bifurcations, voire les contresens.

Ma démarche musicale et artistique est avant tout philosophique et politique, même si le monde a changé d’orientation, et que la pensée critique n’en fait plus partie.
Je n’écris pas pour écrire de la musique,  je ne fais pas de l’art pour l’art, ou pour répondre à une commande, j’écris ou je fais, pour dire quelque chose ».

À l’âge de 7 ans Patrick Dorobisz étudie la musique, la poésie en langue Polonaise, le dessin, la peinture et baigne dans la culture Slave, Balte et Française. N’étant pas Français de naissance, il est naturalisé à l’âge de 13 ans.

« Lorsque j’étais enfant, je ne savais pas si j’allais vivre en France ou en Pologne. La lithuanie, il n’en était pas question car ce pays était sous domination soviétique. Une partie de ma famille Dorobisz était retournée vivre en Pologne, quant à la famille lithuanienne de ma mère, qui  est originaire de Vilnius, celle-ci avait déménagé en Pologne, aux Etats-Unis, en Angleterre  et aussi en URSS.

Finalement, il n’y a que mon père et ma mère qui sont restés en France et mes grands-parents Lithuaniens.
J’ai été soulagé lorsque mes parents ont décidé  de rester en France et lorsque j’ai obtenu la nationalité Française. »

Au début des années 70 Patrick Dorobisz est étudiant à l’académie des Beaux-arts de Valenciennes et de Cambrai.
Il est également guitariste dans le groupe de rock progressif Johns-Omintone. Ce groupe se produit dans divers festivals, dans divers clubs réputés à Paris : le Gibus Club, à la maison de la radio avec José Arthur, remporte le prix du golf Drouot…etc.En 1973, après que ce groupe ait cessé ses activités, il compose plusieurs morceaux de musique répétitive pour guitare électrique.

CD : Patrick Dorobisz - Experimental music 1973

















« J’ai fait de la musique répétitive  car j’avais écouté un 33 tours de  Terry Riley : « Poppy no good » qui m’avait bien plus. J’aimais bien cette démarche d’esprit sur le temps. Et je m’étais dit que je pouvais en faire, c’était un bon plan…. Qui de plus me permettait, en introduisant l’aléatoire mécanique des magnétophones, dans mes boucles, de faire une musique différente et surtout non autoritaire…Non pas que celle de Terry Riley  le soit, bien au contraire, mais je parle des autres…
J’avais déjà des penchants libertaires !!! Je trouvais stupide les théories rigides d’un Schoenberg, même s’il avait écrit de la bonne musique, et seul John Cage trouvait grâce à mes yeux  ainsi que Deep Purple, Stravinsky, ou encore des groupes Allemands qui eux aussi expérimentaient la musique répétitive. Cela dit je ne suis pas un psychorigide de cette
esthétique musicale. Ce qui m’intéresse c’est son rythme, son énergie, que je trouve être plus en phase avec nos sociétés développées. »

En 1976 et sous la direction de son professeur Jean-Claude Chevalier, il obtient avec succès son Diplôme National des Beaux-Arts et devient professeur d’arts plastiques en Lycée. Il le restera durant 42 ans en menant de front sa carrière de compositeur et d’artiste.(Le jury qui donne ce diplôme National de l’académie des Beaux-arts après 5 ans d’études, est composé de professeurs et d’artistes réputés comme ceux du groupe Support/surface.)

« Il n’était pas question que je puisse vivre de mon travail d’artiste, j’habitais en Province et de plus il n’y avait à l’époque aucune institution d’aide à la création musicale ou artistique et vendre un tableau n’était pas très bien vu... Il fallait se débrouiller ! Je suis donc devenu prof…Pendant 42 ans je n’ai pas dormi beaucoup…3 ou 4 h par nuit. Quant aux vacances, je ne me sentais pas concerné…. »

Lorsqu'il est étudiant aux  Beaux-Arts, il commence ses premières compositions de musique électronique répétitive aléatoire, et réalise des installations sonores en utilisant les moyens électroniques analogiques de l’époque : magnétophones, générateurs, filtres, synthétiseurs  EMS - ARP…etc.
Il radicalise sa peinture géométrique et se tourne vers le minimal art et l’art conceptuel.Ses non-objets, ses toiles noires ou ses structures occupent l'espace et c'est au sein de celui-ci qu'il diffuse sa musique électronique.

« C’était en fait des installations sensorielles dans des pièces noires où je mettais en scène le vide… Je travaillais avec des projecteurs de lumière électrique, colorés…J’exposai aussi dans le noir….  Je voulais faire sortir le tableau de son cadre et de  sa surface plane. Le son était devenu ma peinture. C’est d’ailleurs avec ce concept que j’ai obtenu mon diplôme national, une symbiose, une fusion du temps et de l’espace, ce que nous vivons d’ailleurs maintenant et c’est aussi pour cette raison que je me suis tourné vers l’éclectro-acoustique.  Ma peinture était sur des bandes magnétiques… »

La transversalité des arts est au  cœur de sa démarche artistique. Patrick Dorobisz fait partie de la 1ère génération d’artistes de l’art contemporain qui ne cesse d’élargir les frontières de l’art.

« Nous étions à cette époque obligés d’employer  le terme d’art contemporain pour bien se démarquer de la vieille peinture, de l’art moderne et de l’école de Paris. Il y avait encore à cette époque de nombreux peintres qui peignaient des biches sous bois, des nus, des portraits ou au mieux une abstraction du début du 20ème siècle…
Aujourd’hui, bien entendu, ce terme d’art contemporain ne veut plus rien dire… »

En 1977, il élabore son code visuel avec ses bandes obliques.


















« Si certains utilisent des bandes verticales, ou d’autres des formes anthropomorphiques, j’utilise quant à moi des bandes obliques. 
Une anti-forme, pour déroger encore plus à la peinture et à son code binaire que sont l’horizontale et la verticale.
Il ne permet pas de ramener  la peinture à son stade décoratif…Mais aussi pour signifier que notre monde  va changer radicalement, dans les années à venir, avec l’arrivée de l’ordinateur et de technologies que nous  ne pouvons pas encore imaginer ».

C’est aussi un symbole international qui signifie qu’il y danger…Il est toujours d’actualité…Je peux dire que ce que je fais n’est pas grand chose… Comme dirait Jankelevitch « C’est presque rien »…C’est un « je ne sais quoi… Mais aussi, l’anonymat de cette forme ou anti-forme, permettait à quiconque de s’en emparer et de réconcilier l’art et la vie, au même titre que les théories des peintres de l’avant-garde Russe.
Elle permettait de rompre avec la division des classes sociales entre ceux qui savent (les dominants)  et ceux qui ne peuvent pas savoir... ou comprendre l’esthétique  (les dominés)».

« Alors bien entendu, il y a une corrélation entre mes bandes obliques et mon écriture musicale répétitive. La lecture d’un contrepoint passe par la verticale (Harmonie) et l’horizontale (mélodie et rythme.) En écourtant ou en allongeant certaines notes, ou encore en changeant la signature rythmique d’un groupe de mesures superposé à d’autres, mon harmonie qui était verticale devient oblique. »

Il produit plusieurs œuvres musicales électroniques expérimentales :« Gretsch pattern, Electro1 - Electro 2 - 32 sons - Fréquence – Una - Ging Klang ». Ces oeuvres viennent s’inscrire dans son travail pictural, ses installations sonores, et sont créées lors d'expositions de peinture.
Influencé par le Nouveau roman et l’avant-garde littéraire, Il commence à écrire ses premiers textes, fait des recherches sur le son des mots, des lettres et écrit ses premières poésies.

« Ce qui m’intéresse dans l’écriture poétique c’est le mot comme activité de la pensée et non pas sa trace, sa matérialité. C’est la sensation de la pensée un peu comme le carré blanc sur fond blanc ou mes musiques silencieuses… »
« Je fais croiser des images, une narration très courte pour créer des collisions entre  le réel et le virtuel de la pensée. Je suis  très intéressé par l’ivresse que procure la pensée philosophique car c’est la méditation qui prend le relais, comme dans la musique répétitive. »




















Toutes les œuvres de Patrick Dorobisz, qu’elles soient du domaine des arts plastiques ou du domaine de la musique, sont empreintes de textes philosophiques, sociologiques,politiques,anthropologiques…etc.















































  
analog 70's - writing (1975) - mixing console - radio (1982) - José Berghmans Lucien Goethals (1985) - Performance - Computer 1983